• LlandDev

    Land Landscape and Development Research Lab

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    Land Landscape and Development Research Lab

Introduction


LLandDev (Land, Landscape and Development) est un des Parcours proposés en Master 2 au sein du domaine Sciences de l’Ingénieur, Sciences Agronomiques et Environnementales anciennement appelé Ecole Supérieure des Sciences Agronomiques (https://essagro.mg/main/). Le Parcours s’insère dans la Mention Foresterie et Environnement (https://essaforets.wordpress.com/) et est axée sur la Gestion durable des Terres et des Ressources Naturelles (biens et services écosystémiques) depuis leurs utilisations (espaces agricoles, pâturages, espaces ouverts, espaces urbains, ...), leurs modifications et leurs dégradations dans le temps et dans l’espace (changements, conversions des paysages), leurs impacts sociaux et économiques jusqu’à leurs processus de restaurations (stabilité et durabilité).


Outre les formations académiques octroyées par des Enseignants Chercheurs et Chercheurs, LLandDev procède à différentes activités de recherches appliquées axées à la Gestion Durable des Terres à travers son Laboratoire du même nom.





Terre

"« La terre est un système biologique productif terrestre qui comprend le sol, la végétation, les autres biotes et les processus écologiques et hydrologiques qui fonctionnent dans le système » (CNULCD, 1994). La terre est une ressource limitée offrant de multiples avantages à la société. Elle fournit un éventail de biens et services par l’atténuation des changements climatiques, la régulation de l’approvisionnement en eau, et le support de la production alimentaire. Sa dégradation, perçue comme un processus d’érosion issu des activités humaines, a un impact négatif sur le bien-être de la population. Les coûts de la dégradation des terres touchent toutes les classes sociales et la perte économique résultant de la disparition des services écosystémiques, ne cesse d’augmenter. L'acquisition des terres modifie les moyens de subsistance des personnes vivants traditionnellement dessus sans/ avec possession de titre officiel ou juridique.Aussi, pour bien gérer durablement la terre, les mesures à prendre doivent être en synergie avec les autres objectifs nationaux et internationaux dans divers domaines dont la sécurité alimentaire, le climat, la biodiversité et des forêts, entre autres, et contribuer aux objectifs de développement national et local. La propriété foncière doit être précisément identifiée, cartographiée, protégée par une tenure foncière clarifiée et appuyée par l'administration foncière. La gestion durable des terres implique une agriculture plus productive et plus résiliente et exige un changement majeur dans la manière de gérer les terres afin de garantir une utilisation plus efficace des ressources. Elle inclut une large gamme d’approches, de pratiques et de méthodes, incluant les processus de valorisation, de restauration et de réhabilitation des terres dégradées.





  • Paysage

    "Le paysage est défini comme un niveau d’organisation des systèmes écologiques et peut être assimilé aux différents niveaux des bassins versants. II se caractérise essentiellement par son hétérogénéité et par sa dynamique rassemblant diverses utilisations des terres, de biens et services écosystémiques (agriculture, activités forestières, protection du sol, fourniture et distribution d’eau, conservation de la biodiversité, pâturages, etc.). La dégradation du paysage résulte d’un décalage entre un modèle implicite qui sert de référence et d’unité de mesure, et le paysage transformé ou en voie de transformation. Les paysages dégradés sont ceux auxquels les populations n’attribuent plus de valeurs positives et de ce fait n’ont plus de rôle (ou très limité). C’est pourquoi ils doivent le plus souvent faire l’objet d’un aménagement plus spécifique à différentes échelles (régional, national, subnational, local). L’approche de paysage multifonctionnel est de ce fait à privilégier pour équilibrer les besoins de la population à l’échelle du paysage tout en intégrant sa spécificité sur les différents types d’utilisation, la demande, et l'état des terres, de sorte que les biens et services soient produits durablement. L'aménagement du territoire aide à identifier les utilisations des terres qui répondent le mieux aux exigences des personnes tout en préservant le sol, l'eau et la biodiversité pour les générations futures.



Développement

"« Le développement humain est un Processus d'élargissement des choix offerts aux gens. Élargir les choix des gens devient une réalité à travers le développement des capacités humaines et des modes de fonctionnement humain fondamentaux » (PNUD, 2010). La dégradation des terres correspond à la réduction de la valeur économique des terres et des services écosystémiques terrestres résultant d’activités anthropiques ou d’une évolution des conditions biophysiques. Les capacités de choix de la population, même limitées, leurs permettent d’élaborer des stratégies productives et d’innovation, qui servent en retour, de révéler leurs capacités en fonction de l’offre. Plusieurs techniques et méthodes sont possibles pour pallier à la dégradation des terres dont la gestion des ressources en sols (systèmes de rotation et d’association de cultures, modes de gestion des terrains de parcours ou des forêts, planification de l’utilisation des sols), les techniques agricoles écologiquement viables visant à accroître la productivité à long terme, telles que la conservation des sols et de l’eau, la gestion de la qualité des sols, l’amélioration de la tenure foncière et les technique de labours. Comprendre la valeur des terres pour mieux le gérer durablement, permettra de corriger le déséquilibre qui peut se produire entre valeur financière et valeur économique des terres. Des mesures de gestion durable des terres et la création des sources de revenus à valeur ajoutée plus diversifiées sont ainsi indispensables pour atteindre les Objectifs de Développement Durable. Le développement ne peut perdurer sans placer la population, en tant que bénéficiaires ainsi qu’agents, en tant qu’individus ainsi que collectivement, au cœur de toutes les activités ; que des investissements soient consentis pour les citoyens et les institutions et que les pouvoirs publics sont sensibles à leurs administrés et responsables de leurs actes devant eux.


Nos projets clés


  • Évaluation des pertes en terres et du ruissellement liés aux feux / pratiques de gestion durable des terres dans la Région de Boeny et ses implications dans les cadres politiques de gestion du paysage.
  • Analyse contextuelle des stratégies d’accès, les droits sur la terre et les ressources naturelles à l’intérieur et à la périphérie du Parc National d’Ankarafantsika
  • Renforcement des capacités de gestion des incendies à Madagascar aux échelles nationale et régionale
  • Renforcement des capacités en économie de la dégradation des terres : l'impact des feux sur les systèmes d’exploitation agricoles.
Pare-feux agricoles créés - 60km+
Ménages appuyés - 470+
Entités formées - 12+
Outils développés - 8+



Ressources